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Actualités du mois de octobre 2026

Les élections professionnelles des représentants du personnel siégeant dans les instances consultatives placées auprès du Centre de gestion des Landes (commissions administratives paritaires, comité social territorial et commission consultative paritaire) se dérouleront, par voie électronique, du 3 décembre 2026, 9 heures, au 10 décembre 2026, 17 heures 30.

Les listes électorales :

Comme la règlementation le prévoit, le Centre de gestion a affiché, le 2 octobre 2026, les listes électorales de ses instances paritaires. Ces listes sont consultables, par tout électeur qui le souhaiterait, au siège du Centre de gestion et plus particulièrement à l’accueil de la Maison des communes à Mont de Marsan.

Ces listes feront l’objet de modifications au plus tard jusqu’à la veille du début du scrutin en cas d’adjonction ou de radiation d’électeurs.

Des extraits de listes électorales ont été adressés par voie postale à chaque collectivité au titre des agents les concernant. Les employeurs publics sont invités à les afficher sans délai.

Les outils de communication

Afin de faciliter l’expression de chaque électeur, le Centre de gestion met à la disposition des collectivités et des agents des outils de communication destinés à répondre à différentes questions :

- Pourquoi voter ? écouter le podcast

- Quand et comment voter ? voir le film

écouter le podcast

Un flyer à remettre dès à présent aux agents a été mis à la disposition des collectivités par courriel et par courrier. Il est également téléchargeable en cliquant sur le lien suivant : accéder au flyer

Chaque collectivité peut diffuser ces différents éléments de communication


Pour plus d'information, consulter la page internet dédiée aux élections professionnelles:

Voir la page: Elections professionnelles 2026



Les arrêtés

En tant qu’autorité chargée de l’organisation des élections professionnelles des instances placées auprès de Centre de gestion, vous trouverez ci-dessous les arrêtés pris par la Présidente :

- arrêté du 13 novembre 2025 instituant le recours au vote électronique pour les élections professionnelles de 2026,

- arrêté du 2 juin 2026 fixant la liste des effectifs et la répartition genrée pour les élections aux CAP et à la CCP et au CST rattachés au centre de gestion de la fonction publique territoriale des Landes et actant la composition de ces instances paritaires,

- arrêté du 21 septembre 2026 fixant la date et les modalités d’organisation par voie électronique des élections professionnelle des instances placées auprès du Centre de gestion de la fonction publique territoriale des Landes



Pour rappel, depuis le 1er janvier 1998, tout sapeur-pompier volontaire a droit à des indemnités horaires pour les missions ainsi que les actions de formation (article L. 723-9 du Code de la sécurité intérieure).

Un arrêté du 29 septembre 2026 revalorise le montant de l'indemnité horaire de base des sapeurs-pompiers volontaires comme suit :

Grades

Indemnité horaire de base

Officiers

13,21 euros

(contre 13,11 euros depuis le 01/12/2025)

Sous-officiers

10,63 euros

(contre 10,55 euros depuis le 01/12/2025)

Caporaux

9,42 euros

(contre 9,35 euros depuis le 01/12/2025)

Sapeurs

8,77 euros

(contre 8,71 euros depuis le 01/12/2025)

L'arrêté du 17 novembre 2025 fixant le montant de l'indemnité horaire de base des sapeurs-pompiers volontaires est abrogé.

Entrée en vigueur : Le 1er novembre 2026.


L’article R. 433-2 du Code de la sécurité sociale fixe le plafond de la rémunération annuelle servant de base pour calculer les indemnités journalières en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle (IJSS AT-MP).Afin de réduire les dépenses de la branche AT-MP et de responsabiliser davantage les employeurs, le décret n°2026-909 du 30 septembre 2026 modifie l’article R. 433-2 précité.

Jusqu’au 31 octobre 2026Arrêts liés à un accident du travail ou une maladie professionnelle survenu à partir du 1er novembre 2026
Limite maximale de rémunération du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS)(1)0,834 %0,226 %
Salaire journalier maximal de référence en 2026400,82 €(48 060 € * 0,834 %)108,62 €(48 060 € * 0,226 %)
IJSS AT-MP maximales pendant les 28 premiers jours en 2026240,49 €(400,82 € * 60 %)65,17 €(108,62 € * 60 %)
IJSS AT-MP maximales à compter du 29ème en 2026(2)320,66 €(400,82 € * 80 %)86,90 €(108,62 € * 80 %)
  1. Montant du PASS 2026 : 48 060 €
  2. Article R.433-3 du Code de la sécurité sociale
Cette réforme va concerner les agents relevant du régime général de sécurité sociale (agents contractuels, fonctionnaires IRCANTEC et les agents de droit privé) :
  • En cas de maintien de rémunération : la part du complément de traitement à la charge de l'employeur va augmenter.
  • En l'absence de maintien de rémunération : la perte financière est directement supportée par l’agent.
Entrée en vigueur : Ces nouvelles règles s’appliquent aux indemnités journalières versées au titre d’arrêts de travail résultant d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle survenu à compter du 1er novembre 2026

Pour rappel, le corps de référence du cadre d’emplois des ingénieurs en chefs territoriaux est celui des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (annexe 1 du décret n°91-875 du 6 septembre 1991).Jusqu’à présent, les plafonds du RIFSEEP applicables au corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts étaient fixés par l’arrêté du 14 février 2019.Publié au JORF du 1er septembre 2026, l’arrêté du 23 avril 2026 détermine de nouveaux montants, applicables à compter du 1er janvier 2027.

GROUPESPLAFONDS IFSEPLAFONDS CIATOTAL
A163 000 € (ex 57 120 €)15 750 € (ex 10 080 €)78 750 € (ex 67 200 €)
A257 200 € (ex 49980 €)14 300 € (ex 8 820 €)71 500 € (ex 58 800 €)
A351 200 € (ex 46 920 €)12 800 € (ex 8 280 €)64 000 € (ex 55 200 €)
A445 400 € (ex 42 330 €)11 350 € (ex 7 470 €)56 750 € (ex 49 800 €)

L’arrêté du 14 février 2019 sera abrogé à cette même date.Les collectivités territoriales et leurs établissements publics qui souhaitent modifier les plafonds applicables en leur sein devront délibérer, après avis préalable du comité social territorial (CST).

Pour rappel, la procédure de rupture conventionnelle permet à l’agent et à son employeur de convenir, d’un commun accord, de la fin de la relation de travail. Elle implique le versement à l’agent d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle (ISRC) dont le montant est encadré par les textes.

La loi n°2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 est venue, à son article 173, pérenniser la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires, en procédant à l’insertion de nouvelles dispositions au sein du Code générale de la Fonction Publique (articles L.552-1 à L.552-4 du CGFP).

Pour les agents contractuels recrutés par contrat à durée indéterminée (CDI), le dispositif est pérennisé depuis le 1er janvier 2020.

En application de cette disposition législative, deux décrets et un arrêté ministériel sont parus au Journal Officiel du 7 août 2026 et apportent des précisions complémentaires sur les modalités de mise en œuvre du dispositif de rupture conventionnelle.

Détermination de la procédure de rupture conventionnelle

Le décret n°2026-745 du 6 août 2026 confirme la pérennisation du dispositif de rupture conventionnelle et adapte la procédure de rupture conventionnelle dans les trois versants de la fonction publique.

Tout d’abord, l’agent public peut se faire accompagner, lors du ou des entretien(s) de rupture conventionnelle, par un conseiller désigné par une organisation syndicale de son choix, même non représentative (la notion de représentativité étant supprimée).

Concernant plus particulièrement les agents contractuels en CDI, ce décret vient notamment modifier l’article 49 decies du décret n°88-145 du 15 février 1988 relatifs aux agents contractuels de la Fonction Publique Territoriale afin d’aligner les conditions de remboursement de l’indemnité de rupture conventionnelle (ISRC) sur celles applicables aux fonctionnaires.

Désormais, l’obligation de remboursement de l’ISRC n’est plus limitée à un recrutement dans la même collectivité ou un établissement qui lui est rattaché ou auquel appartient la collectivité.

Ainsi, les agents qui, dans les six années suivant la rupture conventionnelle, sont recrutés en tant qu'agent public territorial sont tenus de rembourser à l'employeur avec lequel ils ont conclu la convention, au plus tard dans les deux ans qui suivent leur recrutement, les sommes perçues au titre de l’ISRC (article 49 decies du décret n°88-145 du 15 février 1988).

À ce titre et plus généralement, chaque candidat retenu pour occuper un emploi en qualité d'agent public territorial est désormais tenu d’adresser à l’autorité territoriale, préalablement à son recrutement, une attestation sur l'honneur qu'il n'a pas bénéficié de la part d'un employeur territorial, durant les six années précédant le recrutement, d'une ISRC soumise à l'obligation de remboursement précitée (article 8 du décret n°2019-1593 du 31 décembre 2019 et article 49 decies du décret n°88-145 du 15 février 1988).

Révision de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle (ISRC)

Le décret n°2026-746 du 6 août 2026 abaisse les montants planchers et les plafonds de l’ISRC, sans modifier les modalités d'indemnisation.

Désormais, le montant de l’indemnité ne peut être inférieur aux montants suivants :

Ancienneté de services

Anciens montants

Nouveaux montants

(à compter du 8 août 2026)

Jusqu'à 10 ans

1/4 de mois de rémunération brute par année d'ancienneté

1/6èmede mois de rémunération brute par année d'ancienneté

De 10 ans à 15 ans

2/5ème de mois de rémunération brute par année d'ancienneté

1/5èmede mois de rémunération brute par année d'ancienneté

De 15 ans à 20 ans

1/2 mois de rémunération brute par année d'ancienneté

1/4de mois de rémunération brute par année d'ancienneté

De 20 ans et à 24 ans

3/5ème de mois de rémunération brute par année d'ancienneté

1/3de mois de rémunération brute par année d'ancienneté

Le montant maximum de l'indemnité ne peut pas excéder une somme équivalente à1/24ème(contre 1/12ème jusqu’à présent) de la rémunération brute annuelle perçue par l'agent par année d'ancienneté, dans la limite de 24 ans d'ancienneté.

Actualisation des modèles de convention de rupture conventionnelle

Compte tenu de ces évolutions, un arrêté du 6 août 2026 vient modifier les modèles de convention de rupture conventionnelle applicables aux fonctionnaires (annexe 1)et aux agents contractuels (annexe 2).

Au titre des nouveautés :

  • Il n’est plus évoqué la possibilité pour un agent d’être assisté par une organisation syndicale « représentative» ;
  • Il doit désormais être indiqué :
  • Le « montant de la rémunération brute annuelle perçue par l'agent au cours de l'année civile précédant celle de la date d'effet de la rupture conventionnelle (somme en toutes lettres) »
  • La « durée de cotisation retraite de l'agent à la signature de la convention (en toutes lettres) »
  • Il doit être ajouté les voies et délais de recours.

Entrée en vigueur: le 8 août 2026.

A défaut de précision, les nouveautés règlementaires précitées, y compris les nouveaux montants planchers et plafonds, s'appliquent aux procédures de rupture conventionnelle engagées et en cours au 8 août 2026.


Le décret n°2026-705 du 29 juillet 2026 relatif aux congés pour raisons de santé des agents publics civils et militaires a été publié au JORF du 31 juillet 2026.

Ce texte modifie les règles applicables aux agents publics (fonctionnaires et agents contractuels)en matière de temps partiel thérapeutique et de congés pour raisons de santé. Il introduit également de nouveaux droits pour certains agents placés en congé maladie. Ces dispositions concernent les trois versants de la fonction publique, dont la fonction publique territoriale. 

Sont ainsi modifiés :
  • Le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ;
  • Le décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Temps partiel thérapeutique : Évolution de la procédure à compter du 1er août 2026

Pour mémoire, le temps partiel thérapeutique (TPT) permet à un agent, sur prescription médicale et après autorisation de son employeur, de reprendre ou de poursuivre son activité à temps partiel pour raison de santé. Le décret n°2026-705 du 29 juillet 2026 prévoit une évolution de la procédure afférente au temps partiel thérapeutique.

Pour toute demande de TPT à compter du 1er août 2026, y compris en cas de renouvellement, de nouvelles règles s’appliquent.

À noter : Seule la procédure est modifiée. Les conditions médicales d’accès au TPT, les quotités de travail, les règles de rémunération et de rechargement, ainsi que la durée maximale totale d’un an restent inchangées.

  • Introduction d’un délai de prise de décision
Jusqu’à présent, l’autorisation d’accomplir un service à temps partiel pour raison thérapeutique prenait effet à la date de la réception de la demande par l'autorité territoriale. Désormais, l’autorité territoriale dispose d’un délai de 30 jours maximum à compter de la date de réception de la demande pour prendre sa décision. En revanche, si cette demande est présentée à l’issue d’une période de congé de longue maladie (CLM), de longue durée (CLD), de congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) ou après une disponibilité pour raison de santé (DORS), la décision intervient au plus tard au jour de la reprise. Il en va de même en cas de renouvellement de l’autorisation (article 13-2 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).

  • Durée du temps partiel thérapeutique
Jusqu’à présent, l’autorisation était accordée et, le cas échéant, renouvelée par période d’un à trois mois dans la limite d'une année. Désormais, l'autorisation de servir à temps partiel thérapeutique est accordée dans la limite d'une année, sans périodicité obligatoire.

  • Modalités de contrôle par un médecin agréé

Compte tenu de l’évolution de la durée d’autorisation du TPT, le recours au médecin agréé n'est plus systématiquement exigé pour les prolongations de temps partiel thérapeutique au-delà de 3 mois.
L'autorité territoriale conserve néanmoins la possibilité de solliciter à tout moment l'examen de l'agent par un médecin agréé, y compris lorsqu'elle examine la première demande.
L'absence injustifiée du fonctionnaire à cet examen vaut désistement de sa demande.

  • Encadrement des décisions de refus
Le refus opposé à une demande initiale ou de renouvellement, ainsi que l'interruption d'un TPT à l'initiative de l’autorité territoriale, devront être motivés. 
Lorsque ce refus ou cette interruption est fondé sur un motif tiré des nécessités de la continuité et du fonctionnement du service, il est précédé d'un entretien avec l'agent, qui pourra se faire assister par la personne de son choix. 
Lorsque ce refus repose sur un motif médical, la décision ne pourra intervenir qu'après avis préalable d'un médecin agréé.

  • Contestation des conclusions du médecin agréé devant le conseil médical
Désormais, lorsque l’agent ou l’autorité territoriale contestent les conclusions du médecin agréé en cours de temps partiel thérapeutique, les droits de l’agent à TPT sont maintenus jusqu’à ce que le conseil médical siégeant en formation restreinte ait rendu son avis (article 13-5 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).

  • Contestation de l’avis du conseil médical en formation restreinte devant le conseil médical supérieur
Pour mémoire, l'avis d'un conseil médical rendu en formation restreinte peut être contesté devant le conseil médical supérieur par l'administration ou le fonctionnaire intéressé dans le délai de deux mois à compter de sa notification.
Désormais, cette contestation ne sera plus possible lorsque l'avis du conseil médical en formation restreinte est concordant avec les conclusions du médecin agréé, dans les cas de saisine du conseil médical en application de l'article 5 II du décret n°87-602 du 30 juillet 1987(article 17 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 ; article 8 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).



Arrêts de travail pour raisons de santé : Nouvelle procédure au 1er septembre 2026

Le décret transpose à la fonction publique plusieurs mesures récemment instaurées pour les salariés du secteur privé afin de sécuriser les prescriptions d'arrêt de travail et de renforcer les contrôles.

Ces mesures s’appliqueront au 1er septembre 2026.

  • Renouvellement d’un congé de longue maladie (CLM) et d’un congé de longue durée (CLD)
La saisine pour avis du conseil médical en formation restreinte est supprimée en cas de renouvellement d'un CLM et d’un CLD après épuisement de la période rémunérée à plein traitement (abrogation du 2° du I de l’article 5 du décret du 30 juillet 1987).

  • Utilisation obligatoire d'un certificat d'arrêt de travail sécurisé
Les avis d’arrêts de travail devront être établis au moyen d'un formulaire Cerfa sécurisé afin de lutter contre la fraude documentaire.
Cet avis d'interruption de travail peut être dématérialisé.
Le Cerfa sécurisé devra être présenté par l’agent, y compris : 
- ‎Pour l’octroi ou le renouvellement du CLM ou CLD ;
- ‎Pour l’octroi du CITIS en cas d’incapacité temporaire de travail.

  • Encadrement de la durée des prescriptions et des prolongations
Comme pour les salariés du secteur privé, la durée de la prescription d’arrêt de travail sera plafonnée à 31 jours pour une première prescription, puis 62 jours pour une prolongation.
Des dérogations seront possibles pour le prescripteur, au vu de la situation médicale de l’agent.
En cas de prolongation de l’avis initial d’arrêt de travail, le maintien de rémunération pendant l’arrêt sera poursuivi uniquement lorsque l’arrêt aura été prolongé par le prescripteur de l’arrêt initial (sauf dans les cas prévus par les articles L.162-4-4 et R.162-1-9-1 du Code de la sécurité sociale).

  • Durée du CLM et du CLD
Désormais, le CLM ou le CLD peut être accordé ou renouvelé, dans la limite de 6 mois, sur présentation d’un avis médical (contre une durée entre 3 et 6 mois jusqu’à présent).

  • Demande de CITIS
Lorsque l’accident de service, de trajet ou la maladie professionnelle entraîne une incapacité temporaire de travail, le certificat médical joint à la demande de CITIS doit être accompagné de l'avis d'arrêt de travail établi selon les modalités prévues à l'article R. 321-2 du Code de la sécurité sociale.

  • Renforcement des obligations et des contrôles administratifs
L'autorité territoriale pourra faire procéder au contrôle administratif de l'arrêt de travail du fonctionnaire placé en congé de maladie ordinaire (CMO), CLM, CLD ou CITIS par toute personne dûment habilitée à cet effet (article 26-1 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).
Ce contrôle portera sur la présence du fonctionnaire à son domicile, ou à son lieu de repos s'il est différent, lorsque les sorties ne sont pas autorisées ou durant les heures de présence obligatoire déterminées selon les modalités prévues à l’article R. 323-11-1 du Code de la sécurité sociale.
L'absence injustifiée du fonctionnaire ou son refus du contrôle entraînera l'interruption du versement de sa rémunération jusqu'à la date de fin de cet arrêt.
Le temps pendant lequel le versement de la rémunération a été interrompu comptera dans la période de congé en cours.

  • Interdiction d'exercer une activité rémunérée pendant un CMO ou un CITIS
L'interdiction d'exercer toute activité rémunérée est étendue aux agents placés en CMO et en CITIS, à l'exception des activités ordonnées et contrôlées médicalement par le médecin du travail au titre de la réadaptation et des activités de production des œuvres de l’esprit (article 28 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).

  • Possibilité de réaliser ou de poursuivre une formation ou un bilan de compétences
Sous réserve d'un avis favorable du médecin agréé, le fonctionnaire bénéficiant d'un CMO, CLM, CLD ou d’un CITIS, peut demander à réaliser ou poursuivre une action de formation ou un bilan de compétences afin de favoriser sa réadaptation ou sa reconversion professionnelle. L'autorité territoriale se prononce sur cette demande dans un délai de 30 jours (article 31-2 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).

  • Examen médical à distance
L'examen médical du fonctionnaire bénéficiant d’un CMO, CLM, CLD ou d’un CITIS, pourra être effectué à distance, au moyen d'un dispositif utilisant les technologies de l'information et de la communication, dans le respect des conditions prévues par le Code de la santé publique (article 34-1 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).


Dispositif de visite de reprise : Nouveau droit au 1er janvier 2028

Le décret comporte également un dispositif de visite de reprise afin de favoriser le retour à l’emploi. Cette mesure de préparation à la reprise sera applicable à compter du 1er janvier 2028.Au cours de toute interruption de travail pour raison de santé dépassant 30 jours, le médecin agréé, en lien avec le médecin traitant, pourra solliciter le médecin du travail, pour préparer et étudier, le cas échéant, les conditions et les modalités de la reprise du travail ou envisager des actions de formation (article 31-1 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987).

Le fonctionnaire sera assisté durant cette phase par une personne de son choix.